Mon premier Projet d’Animation – BPJEPS

Introduction

Maintenant que j’ai terminé mon cursus, je vais enfin pouvoir vous présenter mon projet d’animation. Il a été mis en place pour la validation de l’UC 1 et de l’UC 2, des examens devant un groupe de juges pour déterminer si oui ou non je remplis une certaine liste de compétences. Attention : Cet article n’est pas un dossier UC 1 et UC 2, je déroule ici uniquement un Projet d’Animation effectué dans ce cadre. Ce projet découle d’un diagnostic que je ne détaillerai pas (trop long), seuls les objectifs seront indiqués. Le public est composé d’enfant de 6 à 12 ans, une large tranche d’âge qui s’explique par le Projet Pédagogique de ma structure d’accueil.

Le projet d’animation

Cet article sera composé de la façon suivante : Liste des objectifs, planning des séances, détail des séances.

Les objectifs du projet

Au fil de ma réflexion en rapport au diagnostic du public et de l’élaboration de mes séances, j’ai remarqué la déclinaison de deux arbres, donc deux mini-projets pour en former un. J’ai donc deux objectifs généraux desquels six objectifs opérationnels et six critères d’évaluation découlent.

Le projet « Média » a comme :

  • Objectif Général : Initiation à la création de média
  • Objectifs Opérationnels :
    • Identifier ce qu’est un média
    • Utiliser des outils de création médiatique
    • Réaliser une création médiatique
  • Critères d’évaluation :
    • L’enfant a donné une définition correcte avec ses mots de média
    • L’enfant sait utiliser au moins un outil de création médiatique
    • L’enfant a participé à la création d’au moins une réalisation médiatique
  • Indicateur de réussite : 90% des enfants ont atteints 2 critères d’évaluation sur 3

Le projet « Droit » a comme :

  • Objectif Général : Sensibilisation aux Droits des Enfants
  • Objectifs Opérationnels :
    • Connaitre ses droits
    • Argumenter et faire valoir ses droits
    • Transmettre ses connaissances sur le sujet
  • Critères d’évaluation :
    • L’enfant a retranscrit trois droits
    • L’enfant a argumenté pour un de ses droits
    • L’enfant a participé à la transmission d’un droit
  • Indicateur de réussite : 90% des enfants ont atteints 2 critères d’évaluation sur 3

Planning des actions

Voici la liste des actions pour ce projet, j’aurais pu faire une liste par min-projet mais dans mon dossier j’avais utilisé un code couleur pour faire une seule liste, les dates précises y étaient également indiquées.

  • Action 1 : Média – Débat sur les médias
  • Action 2 : Média – Sensibilisation sur les dangers des médias
  • Action 3 : Droit – Débats sur les droits
  • Action 4 : Droit – Atelier « Le droit à la liberté d’expression »
  • Action 5 : Média – Chronos-jeux sur les médias
  • Action 6 : Droit – Atelier « Le droit d’être protégé contre les mauvais traitements »
  • Action 7 : Média – Spécialisation des médias choisis
  • Action 8 : Droit – Atelier « Code législatif des enfants »
  • Action 9 : Média – Initiation aux techniques de médias choisis
  • Action 10 : Média – Apprentissage de technique photo
  • Action 11 : Droit – Atelier : « Le droit aux loisirs et à la culture »
  • Action 12 : Média – Apprentissage de technique vidéo
  • Action 13 : Droit – Chronos-jeux sur les droits
  • Action 14 : Média – Apprentissage de technique audio
  • Action 15 : Final (Média+Droit) – Réalisation du média sur les droits des enfants

L’évolution pédagogique est pensée pour laisser la liberté aux enfants de diriger le projet en cours de progression. Les premières actions sont volontairement théoriques, afin que les enfants puissent savoir où ils se dirigent. En effet ils ne peuvent pas faire le choix du média sans connaitre ce qu’est un média et sans connaitre les techniques employées dans ces médias. Il est important de rappeler que l’animateur (moi) ne fait que leur apporter les outils du projet et les accompagner dans la réalisation de celui-ci et non les influencer ou les diriger.

Les premiers temps il s’agira de leur donner les connaissances nécessaires pour déjà identifier les différents médias. Ensuite le but est de leur donner les outils pour se protéger face aux dangers qu’ils peuvent représenter, notamment comme les médias sensibles et la propagation d’informations en ligne. En avant-dernier l’apprentissage de techniques de prise d’image et de son, choses étroitement liées à la communication médiatique. Puis enfin, en dernier temps la réalisation du média sur les droits des enfants en lien avec leurs souhaits de départ.

Les dates sont pensées pour établir au maximum deux actions pour un mercredi afin de laisser du temps au cas où le projet final prendrait plus de temps que prévu. Les ateliers sur un droit précis ont été présélectionnés en cas de non-choix des enfants, ils peuvent et seront réadaptés en fonction des attentes des enfants.

Les actions, en détail

Maintenant voici les actions de façon détaillées pour mieux comprendre concrètement, ce qui se cache sous ces noms.

Action 1 – Débat sur les médias

Le but de cette séance est d’encourager les enfants à s’exprimer devant un groupe tout en récoltant leurs réflexions sur les médias en général. Est-ce qu’ils savent ce qu’est un média, quels sont les moyens et méthodes de transmission des informations ? Quels sont les outils médiatiques que nous pourrions utiliser ? Etc… Certains enfants ont du mal à prendre la parole, il est donc nécessaire que chacun puisse la prendre devant les autres.

La posture de l’animateur durant cette action est bien de laisser un maximum de temps d’expression aux enfants afin qu’ils s’approprient le débat et pour moi de récolter les données de connaissances déjà acquises pour adapter mes actions 7 et 9. La sensibilisation sera probablement une affiche ou un objet qui rappellera les médias, une caméra par exemple laissée au milieu de la pièce, afin d’attiser la curiosité des enfants et de répondre ensuite à leurs questions sur le pourquoi du comment de cet objet. La méthode de débat sera assez classique. C’est-à-dire un donneur de parole qui sera l’animateur donc qui ne donnera pas son avis, mais qui posera les questions et donnera les informations liées aux médias. Pour s’assurer que tout le monde ait bien la parole, un fil comme une boule de laine sera partagé à un participant et à chaque prise de parole.

L’objectif opérationnel de cette séance sera d’encourager l’expression du public. Le critère d’évaluation sera d’obtenir au moins une intervention argumentée pour chaque enfant avec un indicateur de réussite validé lorsque tous les participants auront pris la parole au moins une fois au cours du débat.

Il est possible d’utiliser diverses techniques lors du débat, comme par exemple faire bouger les participants sur différentes zones de réponses. L’inconvénient est qu’il faut des réponses définies, ou bien utiliser un fil afin de vérifier que tous les participants aient pris la parole.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Encourager l’expression du public
  • Critère d’évaluation : L’enfant a pris la parole au moins une fois pendant le débat
  • Indicateur de réussite : Tous les enfants ont pris la parole une fois

Action 2 – Sensibilisation aux dangers des médias

Cette séance fait suite à la première ou nous aurons découvert les différents médias que fréquentent et dont veulent se servir les enfants. Nous aborderons les risques divers liés aux médias numériques. Comme par exemple les fausses informations, comment sélectionner les médias de confiances, le manque de contrôle d’une information personnelle une fois mise en ligne, les risques liés aux écrans et les alternatives aux médias numériques, etc… Elle sera sous forme de débat et de jeux.

En effet si nous voulons aller plus loin que la simple production médiatique, il est aussi important de connaitre les dangers visuels, psychologiques et physiques que peuvent amener les médias. TikTok, YouTube, Snapchat, et bien d’autres médias accessibles aux enfants dès 13 ans et officieusement bien avant, comportent des contenus violents, érotiques voir pornographiques. Parfois au sein de ces communautés d’utilisateurs naissent des comportements problématiques comme du harcèlement, des menaces et dans les pires cas des avances sexuelles entre enfants ou adultes-enfants.

Avec les savoirs qu’ont actuellement les jeunes utilisateurs, il est simple pour eux d’outrepasser les contrôles parentaux ou de contourner les interdictions des parents. C’est pourquoi une relation de confiance et d’honnêteté doit prévaloir sur les interdictions et injonctions. Nous cherchons à protéger nos enfants, il est important de leur donner les outils pour se défendre et se protéger.

L’objectif opérationnel de cette séance sera de sensibiliser les enfants aux dangers des médias et plus généralement d’internet. Le critère d’évaluation sera d’obtenir des enfants la résolution d’un problème rencontré sur média ou réseau social avec un indicateur de réussite validé, lorsque la majorité des participants aura trouvé une solution à un problème.

Les enfants sont acteurs des contenus et de leur appropriation du monde numérique. Ils grandiront avec des contenus sensibles en continuelle facilité d’accès. C’est pourquoi il faut leur donner les outils pour filtrer ces contenus ainsi que développer avec eux une confiance afin qu’ils rapportent à l’adulte les problèmes rencontrés, notamment sur internet en général.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Sensibiliser aux dangers des médias
  • Critère d’évaluation : L’enfant a trouvé une solution à un problème
  • Indicateur de réussite : La majorité des enfants a solutionné un problème

Action 3 – Débat sur les droits

Nous entrons dans un second débat cette fois-ci sur les droits des enfants, comme pour le débat sur les médias le but sera de connaitre la position des enfants sur leurs droits et leur compréhension du sujet. Qu’est-ce qu’un droit ? Qu’est-ce que les droits des enfants ? D’où viennent t’ils ? Connaissez-vous le 119 ? À quoi sert-il ? Etc…

La posture de l’animateur durant cette action est bien de laisser un maximum de temps d’expression aux enfants afin qu’ils s’approprient le débat et pour moi de récolter les données de connaissances déjà acquises.

L’objectif opérationnel de cette séance sera d’encourager l’expression du public. Le critère d’évaluation sera d’obtenir au moins trois interventions argumentées pour chaque enfant, avec un indicateur de réussite validé, lorsque tous les participants auront pris la parole au moins trois fois au cours du débat.

Des moments de théâtre seront mis en place, comme par exemple deux enfants qui jouent une scène contenant un non-respect des droits des enfants avec un « pour ou contre » demandé aux enfants pour connaître leur position et créer un débat mouvant pour discuter et argumenter leurs opinions sur un contexte précis.

Il est possible d’utiliser diverses techniques lors du débat, comme par exemple faire bouger les participants sur différentes zones de réponses, l’inconvénient est qu’il faut des réponses définies. Ou bien utiliser un fil afin de vérifier que tous les participants aient pris la parole.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel :
    • Encourager l’expression du public
    • Savoir prendre position
  • Critère d’évaluation :
    • L’enfant a pris la parole au moins trois fois pendant le débat
    • L’enfant a pris position pendant le débat pouvant une fois
  • Indicateur de réussite : Tous les enfants ont rempli au moins un critère d’évaluation

Action 4 – Atelier : « Le droit à la liberté d’expression »

L’atelier en lui-même est un exemple de ce qui pourrait être mis en place, ce droit me parait le plus cohérent avec le projet à la vue du lien entre communication médiatique et liberté d’expression. Dans un premier temps un travail sur la vulgarisation du droit en lui-même est important. Dans ce cas- ci l’Article 13 tel qu’il est inscrit dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant :

« L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant. L’exercice de ce droit ne peut faire l’objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires : a – au respect des droits ou de la réputation d’autrui ; ou b – à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques »

Pour les enfants, les termes techniques sont difficilement, voir, totalement incompréhensibles. Faire une retranscription avec eux est important pour qu’ils s’approprient de façon compréhensible et accessible l’article.

Un premier atelier d’écriture est mis en place en laissant les enfants réfléchir sur une définition plus simple de l’article. Un support dessin ou d’expression corporelle est tout à fait envisageable ! L’important est bien de s’approprier et comprendre le droit en question.

Un deuxième atelier de débat est mis en place avec des discussions sur des questions et réflexions autour de ce droit, voici quelques exemples de questions : La parole d’un enfant est-elle moins importante que celle d’un adulte ? Qu’est-ce qui donne de l’importance à une forme d’expression ? Peut-on tout exprimer ? Oui… Non… Pourquoi ?

Un troisième atelier lecture est mis en place autour d’ouvrages sur le sujet comme par exemple Olivia et l’enfant des sables de Patrick JOQUEL ou Sapristi de Zidrou. La lecture pourrait être individuelle ou collective avec une possibilité d’aborder les problématiques vues dans les ouvrages.

Des ateliers sportifs comme un parcours d’obstacles ou une course d’orientation autour du sujet sont envisageables, mais peu probables notamment à cause des protocoles liés à la pandémie que traverse actuellement notre pays.

Ces ateliers peuvent être disposés en un même temps ou étalonnés sur la journée comme par exemple lors des temps calmes. Pour rester en cohérence avec la pédagogie de l’accueil de loisirs, il est important de laisser la possibilité aux enfants de choisir de participer à un ou plusieurs ateliers. Le but étant que chacun trouve sa façon de comprendre les différentes nuances des sujets abordés.

Un atelier central sera la finalité de la séance qui consistera en une retranscription du droit par les enfants. Ils pourront travailler en groupes ou individuellement, puis passeront les uns devant les autres pour leur présentation. Les moyens peuvent êtres divers et variés, présentation d’images sur le sujet, présentation de livres, chants, poèmes voire même des animations faites par les enfants pour les enfants.

Dans le cas où le droit est différent les ateliers ne changent pas seuls les ouvrages changent dans le cas des ateliers de lecture. Les méthodes sont sensiblement les mêmes, ateliers d’expression, débats, lecture, etc…

L’objectif opérationnel de cette séance sera d’apprendre un des droits liés à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Le critère d’évaluation sera d’obtenir des enfants une participation à au moins un atelier sur le droit en question, ainsi qu’une retranscription de celui-ci avec un indicateur de réussite validé lorsque la majorité des participants aura retranscrit ce droit.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Apprendre un des droits des enfants
  • Critère d’évaluation : L’enfant a participé à au moins un atelier et il a retranscrit le droit
  • Indicateur de réussite : La majorité des enfants a retranscrit le droit

Action 5 – Chronos-jeux sur les médias

Cette séance complète l’action première et deuxième en vérifiant et confirmant les connaissances des enfants acquises lors du débat sur les médias de la sensibilisation aux dangers des médias. Le jeu sera mis en place sous forme de quizz via une épreuve sportive lors de laquelle les enfants devront répondre à des questions via un parcours mis en place. Le jeu n’est pas en équipe, mais bien individuel pour que chaque enfant puisse répondre lui-même aux questions.

Un exemple de questions posées : Comment réagir à des images contenant des personnes nues sur internet ? Donc à cela plusieurs réponses possibles : Prévenir papa et maman, un copain ou un adulte de confiance, continuer à regarder en faisant attention de ne pas se faire prendre, si papa et maman me savent ils vont me disputer.

Cet exemple étant sur la séance des dangers des médias.

Un temps d’échange sera mis en place à la fin de l’action pour réagir aux réponses inquiétantes comme la deuxième et troisième réponse. Car cela arrivera forcément et c’est normal, les enfants ne sont pas toujours en confiance avec leurs parents à ce sujet malgré leur accessibilité à internet sans garde-fous.

L’important ici est bien de reprendre les sujets déjà abordés pour y répondre et en rediscuter si besoin. Encore une fois l’animateur doit faire la part des choses en ne réprimandant pas les réponses que l’on peut interpréter comme fausses ou incorrectes. La discussion est bien plus importante que les « bonnes réponses » des enfants. S’il y a réprimande sur une réponse alors l’enfant perd la confiance de la discussion. Mieux, pendant le temps d’échange il est important de laisser les enfants répondre entre eux et de créer aussi le lien de confiance entre enfants, car les adultes ne sont pas toujours là dans l’instant, et un enfant qui en encourage un autre à parler aux adultes est aussi important que l’écoute de l’adulte en elle-même.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Vérifier les connaissances des enfants
  • Critère d’évaluation : L’enfant donné la réponse attendue
  • Indicateur de réussite : 40% des enfants ont donné les réponses attendues

Action 6 – Atelier : « Le droit d’être protégé contre les mauvais traitements »

Au sein de notre société les VEO20 ont la vie dure, L’UNICEF, dans un rapport de 2014 intitulé « Cachée sous nos yeux », rappelle que la majorité des enfants, sur toute la planète, dès leur première année de vie, subit des humiliations verbales et physiques. En France, aujourd’hui, 85 % des enfants subissent quotidiennement cette violence éducative ordinaire. Un enfant sur deux est frappé avant l’âge de 2 ans et les trois quarts avant l’âge de 5 ans. La majorité des parents sont pour les gifles, la fessée. Il existait encore il y a quelques années un droit de correction en France pour les enfants. En 2019, 54 pays ont une loi contre les humiliations physiques et/ou verbales dont 32 pays européens.

Mardi 2 juillet 2019, le Parlement français a adopté, de façon définitive, la proposition de loi signant la fin de ce droit de correction, et qui interdit les « violences éducatives ordinaires ». Il est important qu’un enfant prenne connaissance d’un droit aussi fondamental qu’être protégé. Dans les foyers, la première personne qui est témoin des VEO qu’elle subit c’est la victime elle-même.

La première étape, comme pour le précédant droit, est évidemment le travail de vulgarisation sur l’article 19 :

« L’État doit te protéger contre toutes les formes de violence et de brutalité physique ou mentale. Que tu sois sous la garde de tes parents ou de toute autre personne à qui tu es confié, l’État doit te protéger contre l’abandon, l’absence de soins, les mauvais traitements, l’exploitation et la violence sexuelle. L’État doit veiller à ce que de telles situations ne se produisent pas. Il prend les dispositions nécessaires. »

Ici les notions qui peuvent êtres abstraites pour les enfants sont les notions d’État (qui ne sera abordée que dans mon projet de direction), de brutalité morale et de violence psychologique.

L’article 371-1 du code civil est aussi vulgarisé, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. »

Exemple de propositions :

  • Les mauvais traitements, ça ne vient que des adultes !
  • Face aux mauvais traitements les enfants ne peuvent faire qu’une chose : Subir et se taire !
  • Un conflit, c’est forcément violent !
  • Dénoncer les mauvais traitements dont je suis témoin, c’est dangereux pour moi !

Troisième atelier : Co-écriture autour d’images liées au droit d’être protégé contre les mauvais traitements, les enfants débattent pour imaginer ce qui s’est passé avant l’image puis ce qui va se passer après. Écrivent l’histoire ensemble.

Enfin, atelier lecture est mis en place autour d’ouvrages sur le sujet, comme par exemple Les Artichauts de Momo GÉRAUD, Didier JEAN & Zad. La lecture pourrait-être individuelle ou collective avec une possibilité d’aborder les problématiques vues dans les ouvrages. Les objectifs sont sensiblement les mêmes pour tous les ateliers concernant un droit, seul le droit en question change. Les méthodes d’expressions elles sont choisies par les enfants lors de la retranscription du droit.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Apprendre un des droits des enfants
  • Critère d’évaluation : L’enfant a participé à au moins un atelier et il a retranscrit le droit
  • Indicateur de réussite : La majorité des participants a retranscrit le droit

Microsoft Word – Dossier UC 1&2.docx

Action 7 – Spécialisation des médias choisis

Cette séance est une présentation des techniques médiatiques possibles pour la création finale. Avec les enfants, listage des avantages, inconvénients et de la compatibilité des techniques entres-elles. Ils devront arriver à un consensus sur la méthodologie et déterminer quelles techniques ils utiliseront.

La première étape consiste à la présentation de toutes les techniques possibles, écriture, photo, vidéo, son, etc… Puis des méthodes, blog, album, court-métrage, web-radio. Et enfin arriver à un but commun entre tous.

La présentation des techniques se fera via au mieux des objets, du matériel, avec possibilité d’interagir avec. Au pire, d’images, photos ou vidéos sur chacune des techniques. Les enfants procèdent à une tempête de cerveaux (il est important que toutes les choses dites soient inscrites même sur base de plaisanteries) puis listent les choses qu’ils apprécient ou non. La même chose est faite avec les méthodes de communications et une fois ceci fait ils accordent les techniques avec les méthodes selon ce qu’ils apprécient ou non.

S’en suit une discussion entre-deux en totale autonomie pour arriver à quelle technique et méthode le groupe dans son entièreté choisira. Il leur sera annoncé que sans accord unanime le projet ne pourra pas se poursuivre.

La décision finale se fait par un vote à main levée sur une majorité absolue, dans le cas contraire le groupe de travail sera divisé.

  • Objectif opérationnel : Définir une finalité commune
  • Critère d’évaluation : L’enfant a participé activement à la discussion 3x et a voté
  • Indicateur de réussite : Tous ont passés le critère d’évaluation

Microsoft Word – Dossier UC 1&2.docx

Action 8 – Atelier : « Code législatif des enfants »

Maintenant que certains droits des enfants ont été abordés de façon concrète avec eux, il est important de les familiariser avec le droit en général et plus particulièrement le droit français. En effet sur l’un des outils démocratiques que je considère l’un des plus importants pour connaitre ses droits, Légifrance, le service public de la diffusion du droit, la navigation est particulièrement compliquée si nous n’avons aucune connaissance du sujet.

Entre les codes, les lois, les décrets, etc… C’est compliqué pour quelqu’un de non initié de s’y retrouver dans toutes ces réglementations. D’ailleurs parler de convention internationale des droits de l’enfant avant même de savoir ce qu’est une convention internationale peut paraitre anti-constructif.

Les enfants, citoyens de demain, ont un devoir de connaissance du sujet, malgré-tout peu d’organisme ont à cœur de vulgariser le droit auprès des enfants. Moi-même je n’ai jamais eu de cours sur le sujet mais comme le dirait Joseph JACOTOT « Seul le maître qui parce qu’il ignore, oblige l’autre à trouver par lui- même, est un maître émancipateur ». Là est le but de cette séance, ne pas apprendre le droit, mais le créer.

C’est donc ici que le code des enfants sera créé à partir des droits des enfants et par et pour les enfants. Nous y retrouverons comme outil un modèle de code pris au hasard sur Légifrance et les enfants avec leurs mots et mettront leurs lois. L’objectif ici n’est pas l’élitisme d’un code comme il serait publié, mais bien d’un recueil de lois et une méthodologie de présentation tels qu’ils pourraient le voir sur un document officiel.

Un exemple de code avec le code de l’action sociale et des familles :

(Insérer image exemple)

Le fond serait bien-évidement différent, mais la forme sera sans-doute celle-ci, et c’est dans cette configuration seulement que le code sera validé par l’animateur, le contenu lui est du seul fait des enfants. Il est important ensuite de l’appliquer dans le cadre de l’accueil de loisirs ou du groupe qui l’a écrit pour y apporter une légitimité. D’où l’importance du principe et non de la forme de l’écrit.

En reprenant la même forme qu’un texte de droit français, les enfants malgré-eux vont assimiler les hiérarchies et abréviations qu’ils retrouveront sur les documents officiels. Ainsi que sur Légifrance.

En poussant plus loin la chose, il sera largement envisageable de créer des codes institutionnels pour justifier et légiférer sur les méthodes même des propositions de lois. Par exemple créer un protocole électoral et des ambassadeurs lors d’un imaginaire sur toute la période de l’accueil périscolaire.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Créer un code législatif « fictif »
  • Critère d’évaluation : L’enfant a écrit et placé une loi dans le code
  • Indicateur de réussite : 90% ont atteint le critère d’évaluation

Action 9 – Initiation aux techniques des médias choisis

C’est bien là où il est impossible de détailler davantage l’animation, tant elle dépendra du choix des enfants du média. Un blog, un court métrage, un journal, dans tous les cas il s’agira ici de commencer à travailler en présentant la technique. Si c’est un blog ça sera par exemple, un atelier d’écriture de création d’article de journal, comme par exemple inspiré du journal pour enfant Albert. Si c’est un court métrage et tout dépend du support du court métrage mais pourquoi pas s’appuyer sur leurs connaissances des réseaux de vidéos (Tik Tok, Snapchat, etc…) mais avec une caméra traditionnelle.

Exemple de support : Journal Albert N°90 du 6 février 2021 – Illustré par Camilla Zaza

Société – Démographie : bilan mitigé pour 2020 Santé – Covid-19 : la vaccination s’accélère Médecine – Un cœur artificiel pour sauver des vies 4 février 1789 – Le premier président américain Dans le monde : en Allemagne, en Égypte et en Australie

C’est fou ! L’actualité insolite

L’objectif ici est bien d’être sûr de la motivation des enfants à travailler une technique spécifique comme la vidéo par exemple, leur faire comprendre que tout n’est pas aussi simple que de visionner un podcast et de prendre conscience du travail qui en découle. Entre « Vouloir faire et Faire » il y a une large différence et les enfants peuvent penser qu’il est « simple » de produire quelque chose.

Suite à cette séance il ne sera pas pour eux possible de changer de technique. Leur faire comprendre que le choix qui en découlera les fera s’engager est essentiel.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Valider la motivation sur une méthode de création de média
  • Critère d’évaluation : Chaque enfant à réalisé une petite création individuellement
  • Indicateur de réussite : 90% des participants a finalisé une création

Actions 10, 12 et 14 – Apprentissage des techniques de création sur trois séances

Ici sera regroupé les trois séances suivantes :

  • Action 10 – Apprentissage technique photo
  • Action 12 – Apprentissage technique vidéo
  • Action 14 – Apprentissage technique audio

Cette séance a pour but de développer une capacité purement technique. Ici se servir d’un appareil photo avec tout le glossaire qui accompagne son utilisation. Le fait de prendre en main du matériel, le manipuler sous toutes ses formes. Le démonter pièce par pièce, décortiquer et donner des explications sur chaque morceau. Les différents types d’appareils photos, les différentes caractéristiques de chacun.

Vient ensuite l’utilisation, à quoi sert chaque bouton ou chaque fonction, comment cadrer sa photo, comment se positionner pour atteindre tel ou tel objectif de prise de vue, zoomer et inversement, changer d’objectif ou de boitier, etc…

La méthode sera la même pour la prise vidéo et la prise audio, familiarisation du matériel et mise en situation. Le coté logiciel sera également abordé dans les trois domaines, pour démocratiser la poursuite de connaissances et d’entrainement personnel tous les logiciels choisis seront gratuits.

Modalités :

Le matériel sera disponible sur un petit groupe de 3 ou 4 personnes. Il faut adapter la problématique d’avoir un seul appareil/caméra/logiciel pour un groupe de 10 enfants, des ateliers autonomes d’écriture sont mis en place pour permettre l’attente des autres groupes et pour les groupes de ne pas arriver sans idées de production.

Le gros plus :

Une table MashUp sera empruntée pour permettre une vulgarisation du montage ainsi que faire de l’éducation à l’image autour du montage et du son en temps réel en faisant participer les enfants.

L’objectif ici n’est bien entendu pas la maitrise parfaite d’un outil mais bien d’avoir les bases pour l’utiliser. Il est possible qu’une séance ne soit pas mise en place si sont inutilité est avérée, si le média utilisé par les enfants est uniquement sonore, alors les autres séances ne sont pas pertinentes pour eux.

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Initier les enfants aux outils de création de médias
  • Critère d’évaluation : L’enfant à utiliser la fonction de base de l’outil
  • Indicateur de réussite : 80% des enfants a utilisé une fonction de base de l’outil

Action 15 – Réalisation du média sur les droits des enfants

Lors de cette séance les enfants réalisent de A à Z le média de transmission de leurs droits, ils sont totalement libres de l’organisation de la création et du contenu, la seule contrainte donnée est de transmettre au moins un droit et de ne pas pouvoir être identifié (droit à l’image).

En effet Le droit à l’image permet de faire respecter le droit à la vie privée. Ainsi, il est nécessaire d’avoir un accord écrit des tuteurs légaux pour utiliser leurs images. Des exceptions existent, par exemple la photo d’un événement d’actualité. Aucun papier autorisant la prise d’image des enfants n’a été fait signer par la ville de #LS39D.

Selon le média qu’ils auront choisi, blog, article de journal, vidéo, photo, ils devront d’eux-mêmes créer le média de communication, un atelier personnalisé sera mis en place et la seule intervention de l’animateur sera en cas de besoin d’aide ou la publication du média (le wifi n’étant pas autorisé par la PMI ils auront besoin d’accéder au bureau de direction afin d’accéder au réseau).

Synthèse :

  • Objectif opérationnel : Travailler sur un projet en autonomie
  • Critère d’évaluation : Les enfants ont réalisé seuls le média
  • Indicateur de réussite : L’animateur est intervenu physiquement sur le projet moins de 3 fois

Conclusion

Cet article m’a demandé pas mal de temps d’adaptation de support. En effet il est normalement écrit pour un dossier complet qui comprend beaucoup d’autres points, donc même un copier coller, ça a pris 6h. Si vous retrouvez des numéros à coté de certains mots c’est mes notes de bas de page du dossier.




1 réflexion sur “Mon premier Projet d’Animation – BPJEPS”

  1. Je suis en pleine formation bpjeps et dans la réflexion de mon UC 1, je dois faire le diagnostic mais je n’en comprends pas vraiment le sens… Pouvez-vous développer certaines parties du projet ?

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